Affaires humanitaires

 

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a été créé le 14 décembre 1950 par l'Assemblée Générale des Nations Unies pour un mandat de cinq ans renouvelable. Il avait reçu pour mandat « de coordonner l'action internationale pour la protection des réfugiés et de chercher des solutions aux problèmes des réfugiés dans le monde ».

 

L’Assemblée générale a étendu le mandat du HCR qui couvre désormais les apatrides, les personnes dont la nationalité est controversée, ainsi que  les personnes déplacées dans leurs propres pays. Depuis le 22 Décembre 2003 et à la faveur d’une résolution de l’Assemblée générale, le mandat du HCR n’est plus temporaire et prendra fin, lorsque les conditions ayant motivé sa création auront cessé.

 

Conformément à son mandat et se fondant sur la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967, le HCR s'efforce d'assurer de manière impartiale le respect du droit international des réfugiés, en particulier, celui de demander l'asile et de trouver refuge dans un autre État.

A terme, les solutions que le HCR développe au profit des réfugiés sont :

- le retour dans le pays d'origine;

- l'intégration dans le pays d'accueil;

- ou la réinstallation dans un pays tiers.

 

L’Algérie a adhéré à la Convention de 1951 sur les réfugiés et au protocole additionnel de 1967 respectivement le 21 février 1963  et le 08 novembre 1968. Elle est membre du Comité exécutif du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, depuis 1963. Notre pays a aussi ratifié la convention de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique, le 25 juillet 1973.

 

Cette adhésion découle de l’engagement de notre pays aux côtés des peuples en quête d’émancipation, qui s’est exprimé dès son indépendance à travers une politique volontariste de l’asile pour les persécutés, les opprimés et les combattants de la liberté.

 

Les relations entre l’Algérie et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) remontent à la guerre de libération nationale. En effet, dès 1959 et sur la base d’une résolution de l’Assemblée Générale, le HCR est intervenu en faveur des réfugiés algériens qui avaient trouvé asile au Maroc et en Tunisie.

 

Pour assurer le suivi des opérations menées à partir de notre pays, un accord de siège a été signé le 27 septembre 1984 portant ouverture d’une délégation du HCR en Algérie. Sur le plan opérationnel, une antenne du HCR a été ouverte à Tindouf, en avril 1995 pour assurer la mise en œuvre du programme d’assistance humanitaire destiné aux réfugiés sahraouis des camps de Tindouf.  

61ème session du Comité Permanent du HCR Genève, les 23 et 24 septembre 2014 Déclaration de la délégation algérienne sur le point 3. ii relatif au budget-programme biennal 2014-2015 (révisé) du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés

Monsieur le Président,

 

Ma délégation tient, tout d’abord, à vous remercier pour votre direction avisée de nos travaux. Elle remercie, également, Mme le contrôleur pour sa présentation relative au budget-programme biennal révisé du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés pour les exercices 2014-2015.

 

Ma délégation fait siennes les Déclarations prononcées par la Namibie au nom du groupe africain au cours de cette session du Comité permanent. Ces sessions nous offrent une tribune pour rendre hommage au HCR, son leadership et son personnel sur le terrain, pour les efforts consentis et leur abnégation dans l’accomplissement de leur mission.

 

Monsieur le Président,

 

Nous avons relevé, il y a une année dans ce même Comité, les évolutions négatives ayant marqué plusieurs foyers de tension à travers le monde, notamment en Afrique et dans la région MENA. Ces évolutions continuent de nous préoccuper à plus d’un titre, de par leurs implications au plan sécuritaire, mais également le lourd fardeau humanitaire qu’elles entrainent. Nous regrettons à ce titre la perte de vies humaines et les attaques qui continuent de cibler le personnel humanitaire de par le monde.

 

Le mandat du HCR le place au centre de ce contexte international difficile. L’on ne souligne jamais assez que ses ressources aussi bien humaines que financières sont sollicitées à l’extrême, comme en témoigne le recours de plus en plus récurent au recrutement et aux affectations rapides des personnels sur le terrain sous diverses formes. Ainsi, la planification des opérations humanitaires butent à la double difficulté financière et humaine.

 

 

 

Cette situation requiert toute l’attention de la communauté internationale et dicte l’impératif de prendre en ligne de compte les causes profondes des crises afin de les prévenir, contribuer à leur solution ou, du moins, empêcher leur aggravation.   

 

Pour leur part, les pays d’accueil et les donateurs continuent de répondre, dans la limite de leurs moyens, de manière proactive et appréciable aux déplacements massifs forcés des populations et aux besoins des plus vulnérables.

 

Le fardeau humanitaire est d’autant plus lourd qu’aux situations d’urgence s’ajoute un nombre important de situations prolongées. Autre élément aggravant, le manque de perspectives de solutions de plusieurs crises complexes charrie le risque d’inscrire les urgences d’aujourd’hui dans la durée et de reléguerles situations prolongées au rang des crises oubliées.

 

Le cas des réfugiés sahraouis dans les camps près de la ville de Tindouf est l’une de ces situations prolongées. Leurs besoins les plus élémentaires sont loin d’être couverts par les dotations budgétaires actuelles. Le HCR, ainsi que d’autres donateurs, ont consenti des efforts appréciables pour leur fournir aide et assistance et l’Algérie tient à en souligner le mérite. Beaucoup reste, cependant, à faire.

 

C’est dans cette perspective que ma délégation encourage toute initiative qui conduirait à renforcer le volume d’aide aux réfugiés sahraouis pour l’année 2015, en attendant que soient réunies les conditions propices à leur retour librement consenti, conformément au Plan de Paix des Nations unies.

 

 

Je vous remercie

 

60ème session du Comité Permanent du HCR Genève, 1-3 juillet 2014 Déclaration de l’Algérie sur le point 3. a. relatif aux solutions

Déclaration de la délégation algérienne sur le point 4. A

Relatif aux solutions

Monsieur le Président

Ma délégation tient à remercier le Haut Commissaire adjoint, pour la présentation riche en informations et pour la qualité du document qui rappelle l’ancrage juridique des activités du HCR dans la recherche de solutions durables aux problèmes de réfugiés et les obligations qui incombent aux Etats membres dans ce domaine. Ce document nous renseigne, en outre, sur les cas de réfugiés prolongés existants qui représentent près de trois quart de réfugiés de par le monde. Ce constat est d’autant plus décourageant si nous prenons en considération que le retour volontaire a enregistré en 2013 son niveau le plus faible au cours de la dernière décennie.

Ma délégation salue les efforts louables du HCR dans la promotion et la recherche de solutions durables, en ayant à l’esprit que chaque situation de réfugiés présente un cas spécifique qui appelle à la recherche de solution adaptée. Le retour librement consenti reste, bien entendu, la solution préférable tant pour les réfugiés eux-mêmes, pour les pays d’accueil et les acteurs humanitaires.

Ma délégation salue, dans ce contexte, la mise en place du groupe directeur pour les solutions au sein du HCR et souhaite un partage d’information sur le travail accompli dans ce cadre, ainsi que celui réalisé au titre de l’Alliance pour les solutions. 

Les résultats atteints jusqu’à présent dans cette quête de solution durable qui tire ses éléments de succès de l’intérêt aux causes profondes des crises restent modestes. Il incombe, dès lors, à tout un chacun de s’employer activement pour contribuer aux efforts des Nations unies de façon générale, et du HCR plus particulièrement, dans la recherche de telles solutions.

D’autant que les récentes crises d’envergure ayant provoqué de nouveaux records de déplacement de populations risquent de s’inscrire dans la durée et se transformer en crises prolongées, ce qui mettra les pays d’accueil, les donateurs et l’ensemble du système humanitaire sous une pression difficilement soutenable.

L’objectif du HCR d’abandonner l’approche basée sur les soins et l’assistance au profit d’un modèle de coopération qui augmente autant que possible les possibilités de développement pour tous devrait s’inscrire en droite ligne des solutions durables traditionnelles, notamment le retour volontaire.

Ma délégation souhaite, à cet égard, un partage d’informations sur le travail du groupe directeur sur les solutions mis en place au sein du HCR, ainsi que l’Alliance pour les solutions.

 

Monsieur le Président

Consciente de l’importance d’une approche globale de recherche de solutions durables qui tient compte des causes profondes des déplacements massifs de populations, l’Algérie partant de sa conviction favorisant les voies pacifiques de résolution des conflits, s’est investi activement et a apporté une contribution à l’effort régional et international de stabilisation de la région du Sahel.

À la demande du Gouvernement et des diverses parties de la crise au Mali, l’Algérie a fourni un accompagnement multiforme conciliant aide humanitaire et médiation politique. L’implication de l’Algérie visait à réunir les conditions propices au lancement d’un dialogue inter-Malien inclusif tant réclamé par les maliens eux-mêmes et par la communauté internationale.

L’effort de l’Algérie a été couronné par la signature, le 10 juin 2014, par trois mouvements armés du nord du Mali de la Déclaration d'Alger, par laquelle ils ont réaffirmé leur volonté de s’inscrire dans une dynamique de dialogue et de pacification. La première phase de ce dialogue sera lancée incessamment à Alger avec pour ultime objectif de trouver des solutions définitives et durables à la crise dans le nord du Mali.

Au plan humanitaire, et en signe d’une solidarité concrète et permanente envers le peuple malien frère, une première tranche d'aide humanitaire au Mali a été acheminée par le croissant rouge algérien, le 2 juin, à la frontière entre les deux pays, composée de produits alimentaires et pharmaceutiques et un deuxième convoi d’aides humanitaires a été acheminéà Kidal le 23 juin 2014.

Je vous remercie.

*           *           *

59ème session du Comité Permanent du HCR Déclaration de l’Algérie sur le point 4. a. Sûreté et sécurité du personnel

Point 4. a. de l’ordre du jour

Sûreté et sécurité du personnel

 

Ma délégation remercie Mme la Directrice pour sa présentation exhaustive.

Monsieur le Président

L’examen de ce point nous offre l’opportunité de rendre un hommage mérité au personnel du HCR en particulier et à l’ensemble de la communauté humanitaire de manière générale pour les efforts qu’ils continuent de déployer pour venir en aide aux réfugiés et autres personnes en détresse tout en mettant en danger leur propre vie.

Nous regrettons les pertes de vies humaines parmi cette communauté et nous soulignons notre admiration à son dévouement et nous les encourageons à accomplir leur noble mission.

Nous notons avec intérêt et satisfaction que l’expérience du HCR en matière de sécurité, notamment à travers la création du poste de Conseiller principal de sécurité, ait pu bénéficier aux autres partenaires sur le terrain.

Les activités de formation dans ce domaine sont, également, d’une importance toute particulière. Nous relevons à cet égard la programmation prochaine d’exercices de gestion de la sécurité dans certains pays. Nous sommes d’avis qu’un partage d’informations préalable avec les pays concernés sur les aspects liés à la programmation et aux modalités d’exécution de tels exercices serait un pas important dans le sens du renforcement de la compréhension mutuelle et la poursuite de l’action humanitaire dans des conditions idoines.

 

Je vous remercie 

60ème session du Comité Permanent du HCR Genève, 1-3 juillet 2014 Déclaration de l’Algérie sur le point 3. a. Note sur la protection internationale

Monsieur le Président

Permettez-moi, de prime abord, de vous féliciter pour la manière diligente avec laquelle vous dirigez nos travaux. Mes félicitations vont également au HCR, son leadership et ses personnels aussi bien au siège que celui déployé sur le terrain dont la manière avec laquelle ils s’acquittent de leur noble mission mérite notre admiration, reconnaissance et encouragement. Je remercie, également, M. Volker Türk, pour son exposé exhaustif.

Ma délégation fait sienne la Déclaration prononcée par la distinguée représentante de la Namibie au nom du groupe africain.

L’Algérie partage pleinement le constat dressé par le HCR suivant lequel le monde reste marqué aujourd’hui par un nombre croissant de situations d’urgence d’ampleur inquiétante et des perspectives de solution souvent minimes.

Le Rapport du HCR sur les tendances mondiales pour 2013 nous en dit long sur l’augmentation exponentielle des déplacements forcés de par le monde. Le nombre de personnes ayant fui les zones de conflit a plus que doublé entre 2011 et 2013 pour atteindre 32.200 par jour. Il s’agit d’un niveau inédit depuis la deuxième guerre mondiale. 86% de ces personnes déplacées se trouvent dans des pays en développement contre 70% il y a dix ans. 

Les capacités du HCR, au même titre que celles des autres composantes du système humanitaire, se trouvent sollicitées à l’extrême. Le gap entre les besoins humanitaires croissants et les moyens et financements mis à disposition par les pays hôtes et donateurs ne cesse de se creuser.

Monsieur le Président

Au-delà de ces remarques préliminaires, ma délégation voudrait évoquer les points suivants:

En premier lieu :en sa qualité de pays d’accueil d’un nombre important de réfugiés, l’Algérie souligne que pour les situations d’urgence, comme celles prolongées, l’humanitaire est souvent appelé à supporter les conséquences de l’échec du politique et, parfois, du non-respect des principes élémentaires du droit international.

Ma délégation est convaincue que la communauté internationale, dans son ensemble, gagnerait à accorder davantage d’intérêt et d’attention aux causes profondes des situations de réfugiés pour prévenir leur développement, en réduire l’impact humanitaire et mettre en œuvre des solutions durables. Il est admis que le retour volontaire dans la sécurité et le respect de la dignité des réfugiés demeure la solution préférable et, à cet égard, ma délégation relève avec intérêt que le retour librement consenti de réfugiés a pu être mis en œuvre dans certaines régions du monde, en Afrique notamment.  

En deuxième lieu : L’action axiale du HCR en matière de sauvetage en mer, notamment aux côtés de l’OIM, mérite l’encouragement de notre assemblée. Toutefois, il est également nécessaire de cerner cette problématique dans une perspective plus large qui accorde un intérêt aux flux migratoires en Afrique. Des flux moins médiatisés et qui tournent souvent en drames oubliés.

En troisième lieu : l’Algérie partage l’intérêt du HCR pour la protection des réfugiés et des personnes déplacées. Suite à l’éclatement de la crise en Libye, puis en Syrie, l’Algérie a décidé de geler toutes les mesures d’expulsion et de reconduite aux frontières de ressortissants étrangers par les frontières méridionales, y compris les personnes originaires de pays subsahariens.

L’Algérie maintient sa politique d’exonérer les ressortissants syriens et libyens de l’obligation de visa et applique le principe de non refoulement à leur égard.

L’arrivée des ressortissants syriens qui effectuent un séjour en Algérie se poursuit de façon ininterrompue depuis le début de la crise dans leur pays. Au 25 avril, leur nombre a atteint 23.723 personnes. Aucune mesure d’expulsion n’a été appliquée à leur égard et des autorisations de séjour de 90 jours renouvelables leur sont délivrées en attendant que le conflit en Syrie trouve une issue.

Aux fins de leur prise en charge, les autorités algériennes, dans un effort collectif associant les instances parapubliques et les organisations de la société civile, ont mis à disposition cinq (5) lieux d’hébergement, avec prise en charge alimentaire,  accès aux services de santé à titre gracieux  et scolarisation des enfants qui ont été pour l’année scolaire achevée au nombre de 1731, dont 1058 en cycle primaire, 459 en moyen et 107 en secondaire). Au mois d’avril dernier, 2534 demandeurs d’asile se sont inscrits auprès du Bureau du HCR à Alger, dont 62 ayant des besoins spécifiques.

Monsieur le Président

Outre les personnes déplacées en Algérie suite aux crises d’urgence, l’Algérie accueille également les réfugiés sahraouis depuis 1975. Conjointement avec le HCR, le PAM, ECHO et bien d’autres partenaires humanitaires parapublics et non gouvernementaux nationaux et internationaux, le gouvernement algérien s’emploie activement à fournir les services nécessaires à ces réfugiés en attendant leur retour librement consenti conformément au plan de paix des Nations unis pour le Sahara occidental.

Le gouvernement algérien s’efforce de réunir les conditions propices à une action humanitaire sereine et adéquate. Ses efforts ont permis le retour de plusieurs ONG qui poursuivent ainsi leurs activités au profit des réfugiés sahraouis dans les domaines de l’éducation, la santé, l’aide alimentaire et autres services de base.

L’Algérie est animée de la volonté de maintenir sa collaboration substantielle et constructive avec le HCR, le PAM et les autres intervenants pour assurer une meilleure protection des réfugiés sahraouis.

Je vous remercie 

59ème session du Comité Permanent du HCR 4 - 6 Mars 2014 Déclaration de l’Algérie sur le point 3. i. Activités du HCR dans la région Afrique

Monsieur le Président,

 

Ma délégation souhaite de prime abord vous assurer de son soutien à votre présidence de notre comité tout au long de cette année.

 

Permettez-moi de remercier le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour son dévouement en vue d’accomplir sa noble mission de protection des réfugiés de par le monde et l’ensemble de son staff qui continue de travailler dans des environnements des plus périlleux.

 

Ma délégation remercie, également, le Secrétariat pour la qualité des documents présentés, plein d'enseignements sur les riches activités du HCR.

 

L’Algérie s’associe à la Déclaration faite par la Namibie au nom du groupe africain.

 

Monsieur le Président,

 

Nous sommes extrêmement préoccupés par la détérioration de la situation dans plusieurs régions du monde, notamment dans le continent africain, en proie à des crises d’instabilité et à des conflits armés provoquant des pertes de vies et un lourd fardeau humanitaire. L'attribution du niveau 3 aux crises en République centrafricaine et au Soudan du Sud en est une parfaite illustration.

  

Dans ce contexte, la réactivité du HCR pour soulager la souffrance des personnes affectées mérite toute notre appréciation. C’est une responsabilité de plus s’ajoutant au traditionnel engagement du HCR en faveur des réfugiés vivant dans des situations prolongées.

 

De par sa position géographique et son engagement affirmé, l’Algérie ne ménage aucun effort pour appuyer les processus politiques visant à instaurer une stabilité durable dans la vaste région du Sahel, en particulier dans le cadre du processus de Nouakchott et en étroite collaboration avec l’Union africaine. Ces efforts sont menés, faut-il le rappeler, dans un contexte où les défis sécuritaires sont toujours importants. 

 

Concernant les développements qu'a connus le Mali, l'Algérie a accueilli un nombre important de réfugiés maliens dès le début de l'intervention militaire, lesquels ont été immédiatement pris en charge par le Croissant-rouge algérien. L'Algérie a, également, aidé les gouvernements du Burkina Faso, du Niger et de la Mauritanie à mieux prendre en charge les réfugiés maliens qui se trouvent sur leurs territoires respectifs.

 

Au-delà de l'action humanitaire, l'Algérie s'est employée à encourager les efforts de réconciliation nationale à la demande des parties concernées. 

 

De plus, la visite du Président malien en Algérie a permis de renforcer ces efforts, en particulier à la faveur de la mise en place du Comité bilatéral stratégique, coprésidé du côté algérien par le ministre des Affaires étrangères et du côté malien par le Ministre de la réconciliation nationale et le développement des régions du Nord. Ce Comité a tenu hier à Alger sa première réunion qui a permis d'évoquer des questions en relation avec le développement dans le Sahel et le démarrage de pourparlers inclusifs.

 

Il s'agit là d'une étape allant dans le sens d'encourager la recherche de solutions durables en s'attaquant aux causes profondes de la crise dans ce pays voisin.

 

Je vous remercie.