Désarmement

Déclaration de la délégation algérienne devant la Conférence du Désarmement suite à l’entrée en vigueur du Traité de Pelindaba Genève, 25 août 2009

 

 

Déclaration de la délégation algérienne

devant la Conférence du Désarmement

suite à l’entrée en vigueur du Traité de Pelindaba

Genève, 25 août 2009

 

 

Monsieur le Président,

 

Permettez-moi tout d’abord de vous transmettre les chaleureuses félicitations de l’Ambassadeur Idriss Jazaïry et de toute la délégation algérienne pour votre accession à la présidence de la Conférence du Désarmement et vous assurer de notre plein appui dans l'accomplissement de votre mission. Nous tenons également à rendre un vibrant hommage à votre prédécesseur, l'Ambassadeur Caroline Millar, pour les éfforts inlassables qu'elle a déployés pour permettre le démarrage des travaux de la Conférence en application du programme du travail adopté en mai dernier. Nous souhaitons au représentant de la Conférence la bienvenue et plein succès dans leur tâche.  

 

Monsieur le Président,

 

Au moment où la Conférence du désarmement poursuit ses consultations pour arrêter la meilleure manière avec laquelle elle envisage d’aborder ses travaux de fond, je voudrais me référé au Traité de Pelindaba faisant de l’Afrique une zone exempte d'armes nucléaires, qui vient de marquer son entrée en vigueur suite au dépôt, le 15 juillet 2009, du 28ème instrument de ratification.

 

L’Algérie figure parmi les premiers Etats membres de l’Union Africaine qui ont ratifié ce Traité. Elle l’a signé le 11 avril 1996, ratifié le 23 décembre 1997 et déposé les instruments de ratification y afférent le 11 février 1998. 

 

Nous nous réjouissons de ce développement heureux qui intervient treize ans après l’ouverture officielle de ce traité à la signature.

 

Ce traité, qui constitue une composante importante de l’architecture de l’Union africaine en matière de paix et de sécurité, bannit le développement, la fabrication, le stockage, l’acquisition, la possession et l’utilisation d’armes nucléaires sur l'ensemble du continent africain et ses îles environnantes.

 
Avec la réalisation de cette étape importante, l’Afrique renforce de manière concrète le concept de zone exempte d’armes nucléaires et apporte une contribution significative au régime international de désarmement et de non-prolifération nucléaires.

 

Le continent africain traduit par la même son engagement actif dans le combat mondial visant à préserver l’humanité du spectre de la guerre nucléaire et parvenir à un monde libéré des armes de destruction massive.

 

Afin de garantir le respect de ses dispositions par les États non parties, trois protocoles sont annexés au Traité dont celui qui appelle les États dotés d’armes nucléaires à ne pas utiliser ou menacer d’utiliser d’armes nucléaires à l’encontre des Parties au Traité et contre tout territoire situé à l’intérieur de la zone.

 

Nous saisissons cette occasion pour appeler les pays qui ne l’ont pas encore fait à adhérer à ces trois protocoles. Nous encourageons également les autres pays africains signataires à ratifier le traité.

 

L’établissement des zones exemptes d’armes nucléaires, en plus qu’il renforce le régime de non prolifération nucléaire, consolide la paix et la sécurité dans les régions couvertes et permet aux Etats concernés de consacrer toutes leurs ressources aux priorités de développement économique et social.

 

Il est important de relever qu’avec l’entrée en vigueur de la zone exempte d’armes nucléaire en Afrique, c’est désormais l'ensemble de l'hémisphère Sud qui est libre d'armes nucléaires.

 

L’Algérie nourrit l’espoir qu’une zone exempte d’armes nucléaires puisse également voir le jour dans la région du Moyen Orient. La situation d’urgence dans cette région nous commande de s’employer activement dans ce sens, tant les risques de conflagration sont grands.

 

Je vous remercie de votre attention.