Droits de l'Homme

 

Le Conseil des droits de l'homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, subsidiaire de l'Assemblée générale, créé le 15 mars 2006 par la résolution 60/251.

Le CDH est composé de 47 états qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme autour du globe, avec le but principal d'aborder des situations de violations de droits de l'homme et d'émettre des recommandations à leur encontre.

Le fonctionnement du Conseil est régi notamment par sa résolution 5/1, qui prévoie également la mise en place d'un nombre d'institution. Il s'agit de :

- Le Groupe de travail sur l'Examen périodique universel (EPU ou UPR),

- Le Comité consultatif du Conseil,

- La Procédure de requête.

Le Conseil de droits de l'homme continue également à travailler étroitement avec les Procédures spéciales, établies par l'ancienne Commission des droits de l'homme.

Vous pouvez consulter (ci-dessous) les déclarations de la délégation algérienne dans le cadre de ses activités au sein du Conseil. 

 

 

 

Déclaration de la Délégation algérienne 34ème session du Conseil des Droits de l’Homme Point 10 : de l’ordre du jour Dialogue interactif avec le Haut-commissaire aux Droits de l’homme sur son Rapport sur la situation des droits humains en Libye

Genève, le 21 mars 2017

Monsieur le Président,

Ma délégation fait sienne les déclarations faites au nom de ses groupes d’appartenance, et remercie Monsieur le HCDH pour son rapport sur la situation des droits de l’homme en Libye.

L’Algérie estime que la crise que traverse la Libye appelle à une solidarité internationale concrète et accrue en vue de promouvoir une solution politique conduite par les libyens eux-mêmes au travers d’un dialogue responsable et inclusif, seule voie à même de préserver la souveraineté de la Libye, son unité et intégrité territoriales et la cohésion de son peuple, loin de toute ingérence extérieure. La mise en place d’une gouvernance forte qui conduirait la solution politique, est plus que nécessaire. La communauté internationale est appelée à soutenir un rôle central des Nations Unies dans le dénouement de la crise libyenne, conformément à la résolution 2259 du Conseil de Sécurité qui plaide pour une solution politique et pour le principe de non-interférence.

Nous soulignons le rôle positif joué par les pays voisins de la Libye qui, en complémentarité avec les efforts de l’Union Africaine et des Nations Unies, œuvrent pour un rapprochement des points de vues entre les parties libyennes afin de faire avancer le processus actuel et rejeter toute solution militaire à la crise. Les efforts des pays voisins devant conduire à la consolidation de l’Accord politique conclu, en décembre 2015, sous l’égide des Nations unies. Sa consolidation, y compris son éventuel amendement doit se faire dans un cadre consensuel relevant du ressort exclusif des Libyens dans l’objectif de parvenir à des compléments et à des modifications à même de permettre sa concrétisation.

Il est, à cet égard, important que les frères libyens puissent s’accorder sur un agenda unique déterminant pour leur avenir, leurs institutions, leur armée nationale et leurs forces de sécurité. Il est tout aussi important que cet agenda soit soutenu par l’ensemble de la communauté internationale qui doit donner la priorité à la reconstruction de l’Etat libyen qui constitue un moyen de lutter légitimement contre les divers fléaux, notamment le terrorisme.

 

Je vous remercie, Monsieur le Président.

Déclaration de la Délégation algérienne 34ème session du Conseil des Droits de l’Homme Point 10 : de l’ordre du jour Dialogue interactif avec l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali

Genève, le 21 mars 2017

Monsieur le Président ;

Ma délégation s’associe à la déclaration faite au nom du Groupe africain et remercie M. Suliman Baldo, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, pour son rapport.

L’Expert indépendant a souligné des préoccupations quant à la fragilité de la situation sécuritaire dans certaines régions du Mali, notamment au Nord et au Centre, due à la recrudescence des attaques terroristes contre les agents et institutions de l’Etat, mais également contre les membres de la MINUSMA et les acteurs humanitaires.

Nous partageons l’avis de l’Expert indépendant que la question sécuritaire au Mali nécessite une réponse globale et holistique, qui permettrait de restaurer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire malien, installer une paix durable basée sur le respect des droits de l’homme, et consolider la stabilité et l’ordre constitutionnel au Mali, conformément à l’Accord de paix et de réconciliation d’Alger.

Nous réitérons notre avis quant à la nécessité que toutes les parties prenantes maliennes travaillent ensemble pour la mise en œuvre effective de cet Accord, et exhortons la communauté internationale à apporter son soutien à cet égard.

Nous saluons l’engagement renouvelé du Mali à coopérer avec les mécanismes onusiens et africains, avec le Conseil des droits de l’homme, ainsi qu’avec l’Expert indépendant et la MINUSMA. Nous appelons notre Conseil et le Haut-commissariat aux droits de l’homme à apporter l’assistance technique et renforcement des capacités requis au Mali.

 

Je vous remercie.

34ème session du Conseil des Droits de l’Homme Point 8 de l’ordre du jour : Débat Général Déclaration du Groupe de Genève de soutien au Sahara Occidental

Genève le 20 mars 2017

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de faire cette déclaration au nom des Etats membres du Groupe de Genève de soutien au Sahara Occidental (1).

Le droit à l’autodétermination est consacré dans la Charte des Nations Unies, et l’article 2 de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne réaffirme le droit à l’autodétermination à tous les peuples et souligne l’importance de sa réalisation effective. La déclaration considère le déni de ce droit comme une violation des droits de l’homme.

En décembre dernier, l’Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé que la réalisation universelle du droit de tous les peuples à l’autodétermination est une condition fondamentale pour la garantie et le respect effectifs des droits de l’home ainsi que pour la préservation et la promotion de ces droits.

Dans le contexte de la situation qui prévaut au Sahara Occidental, nous exprimons notre inquiétude du fait que le peuple de ce territoire ne puisse pas encore exercer librement son droit à l’autodétermination.

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels et le Comité des droits de l’homme ont récemment exprimé leurs inquiétudes face au progrès limités accomplis pour permettre au peuple du Sahara Occidental d’exercer librement son droit à l’autodétermination. Nous appelons à la mise en œuvre effective des recommandations de ces deux instances onusiennes.

Comme documenté dans de nombreux rapports d’organisations internationales et d’ONG, le non-exercice du droit à l’autodétermination par le peuple du Sahara Occidental a causé et continue de causer des violations multiples des droits de l’homme. C’est pourquoi, nous invitons ce Conseil et le Haut-commissariat aux droits de l’homme à suivre la situation dans ce territoire pour mettre un terme à ces violations.  

……………………………

 

(1) : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bolivie, Cuba, Equateur, Mozambique, Namibie, Nicaragua, Nigeria, Tanzanie, Timor Leste, Venezuela, Zimbabwe. 

Déclaration de la Délégation algérienne 34ème session du Conseil des Droits de l’Homme Point 10 : de l’ordre du jour Débat-interactif avec l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine

Genève, le 21 mars 2017

Monsieur le Président ;

Ma délégation fait sienne la déclaration faite au nom du groupe africain, et remercie Mme Marie-Thérèse Keita BOCOUM, l’Experte Indépendante sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, pour sa mise à jour orale.

Nous saluons la coopération de la République Centrafricaine avec les mécanismes onusiens et africains des droits de l’homme et avec Mme l’Experte indépendante. Le Gouvernement centrafricain s’est résolument engagé pour assurer une meilleure prise en charge de la question des droits de l’homme dans le pays. Cependant, et comme l’a souligné Mme BOCOUM, les violences et les violations des droits de l’homme persistent d’une manière inquiétante.

Nous nous félicitons des efforts déployés malgré les difficultés, entre autres, l’amélioration du cadre juridique national, la ratification d’un nombre d’instruments juridiques internationaux dans le domaine des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité, le désarmement et la restauration de l’autorité de l’Etat.

La communauté internationale est aujourd’hui invitée, plus que jamais, à apporter son soutien urgent afin de mettre un terme à la crise que traverse la République Centrafricaine et d’œuvrer pour une solution durable qui permettra de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité partout dans le pays, et de renforcer la réconciliation nationale et la reconstruction du pays.

Nous exhortons notre Conseil ainsi que le Haut-commissariat aux droits de l’homme à poursuivre leur appui et accompagnement à la République Centrafricaine et de lui accorder l’assistance technique requise pour protéger et promouvoir les droits de l’homme dans ce pays.   

 

Je vous remercie.

كلمــة الـوفــد الجـزائــري الدورة العادية الرابعة والثلاثون لمجلس حقوق الإنسان البند7 :حالة حقوق الإنسان في فلسطين وباقي الأراضي العربية المحتلة الحوارالتفاعليمع المقرر الخاص المعني بأوضاع حقوق الإنسان في الأراضي الفلسطينية المحتلة

جنيف،20مارس2017

السيد الرئيس،

يضموفدبلاديصوتهإلىالبيانات التي ألقيت باسم مجموعات انتمائه، ويرحببالتقرير الأول للمقرر الخاص المعني بحالة حقوق الإنسان في الأراضي الفلسطينية المحتلة منذ عام 1967، السيد مايكل لينك. كما نعبر مجددا عن انشغالنا العميق واستنكارنا إزاء إصرار القوة القائمة بالاحتلال على الاستمرار فيرفض التعاون مع المقرر الخاص والإجراءات الخاصة الأخرىلمجلس حقوق الإنسان.

لقد خلص التقرير إلى تأكيد حجم الانتهاكات التي تمارسها إسرائيل بحق المدافعين عن حقوق الإنسان وبحق الفلسطينيين عامة، من اعتقالات واضطهاد وإجراءات تعسفية. يؤيدوفد بلادي التوصيات المقدمة في هذا السياق، وكذا تلك المتعلقة بضرورة التعجيل برفع الحصار المفروض على غزة، ووقف هدم منازل الفلسطينيين، ورفع القيود المفروضة على حرية حركة المقيمين بالأراضي الفلسطينية المحتلة.

لم يشذ التقرير عن سابقيه في تأكيد استمرار اسرائيلفي سياستها الاستيطانية التوسعية على حساب الفلسطينيين. ومصادرتها وهدمهالمنازل الفلسطينيين، واستغلال ثرواتهم الطبيعية دون وجه حق،واستعمال القتل والحصار كوسائل معتادة ضدهم، في انتهاك صارخ للقانون الدولي لحقوق الإنسان والقانون الدولي الإنساني.

إنسكان قطاع غزة لا يزالون، ومنذ عشر سنوات، يرزحون تحت الحصار الجائر المفروض عليهم من قبلإسرائيل، وما لذلك من آثار مدمرة على حياة السكان وعلى تمتعهم بأبسط مقومات الحياة الكريمة وبحقوقهم الأساسية بما في ذلك الحق في الحياة. وإذ ندين بأشد العبارات استمرار هذا الحصار فإننا ننتظر من المجموعة الدولية ردة فعل أكثر صرامة تجاه إسرائيل لإلزامها بوقف كافة الانتهاكات تجاه حقوق الشعب الفلسطيني بما فيها حق تقرير مصيره وإنهاء الحصار على قطاع غزة فورا وبشكل كلي.

إننا نجدد دعوة المجموعة الدولية بأن تحملإسرائيلعلى الانصياع لأحكام القانون الدولي وقرارات الأمم المتحدة ذات الصِّلة وتعهداتها تجاه الشعب الفلسطيني، وإنهائها احتلال الأراضي الفلسطينية وباقي الأراضي العربية المحتلة.

 

وشكرا السيد الرئيس.