Questions économiques

Déclaration de la délégation algérienne à la 56 ème session du groupe de travail du cadre stratégique et du budget programme / CNUCED: Genève le 06 septembre 2010

Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement

56ème session du Groupe de travail du cadre stratégique et du budget-programme
Activités opérationnelles de la CNUCED
Déclaration de la délégation algérienne
 
Genève, le 6/9/2010
Madame la Présidente,
Distingués collègues,
Mesdames et messieurs,
Madame la Présidente,
Permettez-moi, au nom de la délégation algérienne, de vous féliciter pour votre élection à la tête du Groupe de travail.  Je voudrai également saisir cette occasion pour remercier le Secrétariat de la CNUCED des efforts qu’il a fournis pour la préparation de la présente session, ainsi que pour la qualité des documents qu’il a mis à notre disposition.
La délégation algérienne souscrit aux déclarations prononcées par les coordonateurs respectifs du G77 plus Chine et du Groupe africain.
Madame la Présidente,
En tant qu’Organisme des Nations Unies chargé du traitement intégré des questions liées au Commerce et au Développement, la CNUCED a été reconnu comme l’Institution idoine pour soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour atteindre un niveau de développement leurs permettant de s’intégrer dans l’économie mondiale. Une vision que le Consensus de Sao Paulo et l’Accord d’Accra n’ont fait que réaffirmer.
Pour ce faire, elle a été invitée à exploiter les interactions et les synergies possibles entre les trois piliers de son mandat que sont la recherche et l’analyse, la formation de consensus et la coopération technique. Ses activités opérationnelles sont de ce fait, un outil essentiel, en ce sens qu’elles ambitionnent d’accompagner les PED dans leurs efforts de développement.
En effet, le volet coopération technique a atteint un niveau de maturité appréciable, grâce à une série de mesures internes prises conformément aux dispositions de l’Accord d’Accra et des décisions pertinentes du Conseil du Commerce et du Développement, visant à renforcer les activités opérationnelles de la CNUCED. Nous saluons à cet égard les efforts continus du Secrétariat pour améliorer le contenu des différents programmes de coopération technique.
Nous remercions également les gouvernements de la République fédérale d’Allemagne et du Royaume-Uni des financements qu’ils ont alloués aux projets d’assistance technique en faveur des pays en cours d’accession à l’OMC, dont l’Algérie a bénéficié.
Nous demeurons toutefois préoccupés par rapport à la tendance baissière qu’ont connue les contributions aux fonds d’affectation spéciale, étant donné qu’il s’agit du principal des ressources qui permettent à la CNUCED d’assurer la continuité de ses activités opérationnelles. Alors que l’apport des PED et pays en transition, avec 34 % des contributions totales aux fonds d’affectation spéciale, a enregistré une hausse de 15% en 2009 celui des Pays développés, qui reste une importante source de financement de ce fonds, a connu le niveau le plus bas depuis 2006.  
Nous ne cesserons à cet égard d’appeler au soutien des pays donateurs, dont les contributions restent nécessaires pour la prise en charge des besoins de plus en plus grandissants des PED en termes d’assistance technique et de renforcement des capacités.
 
Madame la Présidente,
Les attentes des PED, en particulier ceux d’Afrique, demeurent énormes, car à défaut d’une amélioration substantielle des activités opérationnelles de la CNUCED, celles-ci ne pourront jamais atteindre les résultats escomptés par les pays qui en sont bénéficiaires. C’est pourquoi, nous appelons le Secrétariat à consentir davantage d’efforts, de manière à générer une synergie plus grande entre le volet assistance technique et les deux autres volets du mandat de l’Organisation.
Ainsi, nous devons procéder à une redéfinition de la notion d’efficacité. Jusqu’à présent, seuls les critères retenus par les donateurs servent à la mesurer, souvent au détriment d’un aspect important, à savoir, la qualité des projets. Pourtant, il n’y a nul doute sur le fait que dans le cas où les pays bénéficiaires disposent de l’autonomie suffisante en matière d’identification de leurs besoins et de leurs priorités au titre de leurs politiques nationales de développement, les projets de coopération technique gagneraient beaucoup en efficacité et leur impact sur les économies des pays bénéficiaires serait plus important.
En outre, il est primordial pour la CNUCED de surmonter les difficultés qu’elle rencontre pour le financement des ses activités opérationnelles. Nous nous félicitons à cet égard des progrès accomplis en matière de simplification des procédures de mobilisation de ressources et des mesures prises pour le regroupement des projets dans le cadre des fonds d’affectation thématiques. Ces avancées sont néanmoins insuffisantes, étant donné l’imprévisibilité des contributions volontaires aux fonds d’affectation spéciales. C’est pourquoi, nous encourageons la CNUCED à multiplier les démarches auprès des donateurs éventuels pour remédier à cette situation.
S’agissant de la répartition thématique du financement, tel que présentée dans le document TD/B/WP/222, la délégation algérienne soutient les activités relevant du Groupe 1 (négociations commerciales et diplomatie commerciale), qui assurent, entre autres, un appui au renforcement des capacités en matière de négociations commerciales et à l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’Algérie appuie également les recommandations contenues dans le document TD/WP/223, notamment celles qui figurent au paragraphe 62-a, b et e.
La délégation algérienne insiste également sur la nécessité de renforcer les activités opérationnelles en Afrique en accroissant les ressources humaines et budgétaires, actuellement limitées qui y sont affectées.
Madame la Présidente,
Compte tenu des défis qui s’imposent à la Communauté internationale, notamment au monde en développement, de par les turbulences qu’a engendrées la myriade de crises survenues récemment, la CNUCED doit bénéficier du soutien nécessaire de la part de l’ensemble de ses Etats membres pour qu’elle reste avant-gardiste dans le traitement des questions liées au Commerce et au Développement international. La prédiction faite par ses experts concernant l’évolution de la conjoncture économique internationale à la suite de la crise des subprimes aux Etats-Unis demeure un exemple fort édifiant à ce sujet. Ceci constitue un nouveau rappel qu’il s’agit d’une Organisation qui recèle un potentiel considérable et qu’il conviendrait de mettre au profit de tous les Etats membres.
Je vous remercie de votre attention.