Questions techniques

Déclaration de l’Algérie pour la séance des remarques Commission portant sur la paix et la résilience. Lundi 5 mai 2017.

Je vous remercie Madame la Présidente,  

La délégation algérienne vous félicite pour votre élection en tant que président de cette commission et vous encourage dans l’accomplissement de cette tâche si difficile. Elle remercie le bureau pour tout le travail préparatif accompli ainsi que pour le document qui nous est proposé pour discussion, et qui constitue une bonne base de discussions

 

L'Algérie fait sienne la déclaration faite par l’Angola au nom du groupe africain. Elle appuie fortement le point de vue du groupe africain qui a souligné que la révision de la Recommandation n ° 71, l'emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience, devrait mettre l’accent sur la résilience dans les pays en crise, par le biais de l'emploi et du travail décent.

 

 Dan ce cadre ma délégation souhaiterait insister sur les points suivants :

 

·       Nécessité de prendre en considération les politiques, les priorités, les spécificités et les réalités propres à chaque Etat.

 

·       Concernant la partie portant sur les réfugiés : L’accès au travail doit être considéré comme une mesure temporaire distincte des trois solutions durables que sont le retour volontaire, l’installation dans un pays tiers et l’intégration locale.

 

·       Bien que le projet de document ait fait allusion dans son paragraphe 32 à l’assistance des organisations internationales compétentes pour appuyer l’intégration socio-économique des personnes retournées dans leur pays d’origine, ma délégation souhaiterait que le document mettre l’accent sur la manière avec laquelle le BIT peut assister concrètement ses membres dans la réintégration des réfugiés dans le marché de travail.

 

·       L’Algérie tient à rappeler le principe du partage de la charge et des responsabilités, qui a été inclus dans le document aux paragraphes 25 et  33 et qui sous-tend toute démarche holistique de prise en charge des réfugiés.

 

·       L’Algérie rappelle que la révision de cet instrument, vise à  trouver des solutions à même de renforcer la résilience des pays en crise et à les soutenir dans le processus de transition de la situation de conflit vers la paix. A ce titre les efforts de la communauté internationale devraient se consentrer sur le rétablissement du fonctionnement des institutions. Bien entendu, la question de la gestion des flux des réfugiés est incontournable s’agissant d’une question humanitaire qu’il importe de prendre en charge selon les canaux appropriés tout en créant à travers l’appui apportés aux pays d’origine les conditons d’un retour et d’une reintégration

 

·       Concernant l’apport de l’OIT, la délégation algérienne considère qu’il est nécessaire de l’orienter davantage vers l’appui au rétablissement du fonctionnement normal des structures de gestion du marché du travail.

 

Enfin, ma délégation suivra avec beaucoup d’attention les discussions de cette commission et souhaiterait voir un document consensuel qui prendra en considération tous les points de vue exprimés et reflètera, surtout, les réalités sur le terrain. 

 

 

Je vous remercie.