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Questions techniques

Rubrique santé - ONUSIDA

 

 

 

 

 

 

S.E. M. Boudjemâa DELMI, Ambassadeur, Représentant permanente de l’Algérie à Genève a présidé, le 11 décembre 2017 au siège de l’OMS à Genève, une réunion préparatoire de pré-session du Conseil de Coordination du Programme (CCP) entre l’ONUSIDA et le Groupe africain.

L'événement a connu la participation du Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel SIDIBÉ, des hauts cadres dirigeants de ce Programme commun des Nations Unies ainsi que de nombreux Ambassadeurs et délégués africains de la santé.

La réunion avait pour principal objectif de mieux préparer les membres du Groupe africain aux questions clés de l’ordre du jour ainsi qu'aux enjeux majeurs de la 41ème session du CCP de l’ONUSIDA, devant avoir lieu du 12 au 14 décembre 2017 à Genève.

Lors de cette occasion, M. DELMI a fait un discours inaugural dans lequel il a notamment mis l’accent sur les préoccupations sanitaires actuelles de la région africaine.

Pour sa part, M. Sidibé a focalisé son intervention sur les progrès réalisés depuis quelques années en matière de lutte contre le VIH/SIDA tout en soulignant l’importance des défis devant être relevés à l’avenir dans ce domaine.

Un riche débat a été enclenché par les participants à la réunion suite aux deux présentations susmentionnées dans le but de déboucher sur une position africaine commune et cordonnée concernant les différents points de l’ordre du jour du CCP41 de l’ONUSIDA.

Durant la première journée de la session du Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA, l’Algérie, en tant que membre, représentée par le Dr Djamal FOURAR, Directeur Général de la Prévention et de la Promotion de la santé au Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a présenté la déclaration régionale, au nom du Groupe africain, sur le point relatif au « Rapport du Directeur exécutif de l’ONUSIDA », ci-après.

 

 

DÉCLARATION DE L'ALGÉRIE AU NOM DU GROUPE AFRICAIN SUR LE

Point 1.3 relatif au "Rapport du Directeur Exécutif "

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Directeur Exécutif,

Honorables Ministres, Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

L'Algérie a l'honneur de présenter cette déclaration au nom du Groupe africain.

Nous tenons à féliciter le Directeur Exécutif, M. Michel Sidibé,pour la qualité de son rapport qui résume les nombreux progrès accomplis depuis la dernière session du CCP ainsi que les principaux défis que nous devons relever dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA.

Aujourd'hui, 21 millions de personnes ont un accès à un traitement antirétroviral dont 82% parmi elles ont une charge virale indétectable. En effet, ces chiffres viennent renforcer notre conviction que notre stratégie visant à mettre fin au Sida d’ici 2030, à travers les cibles du triple 90 est, plus que jamais, réalisable.

Additionnellement aux avancées remarquables en matière d'accès aux antirétroviraux, le Groupe africain se réjouit de voir que le nombre de nouvelles infections au VIH a baissé de manière significative et régulière. Ces résultats positifs sont le fruit des efforts inlassables, déployés conjointement et efficacement par les pays, la société civile, l’ONUSIDA ainsi que ses différents partenaires.

Monsieur le Président,

Pas loin que l'an dernier, les Chefs d'États et de Gouvernements de notre continent ont adopté "une Stratégie ambitieuse pour éliminer le Sida, la Tuberculose et le Paludisme d'ici 2030". "L'Agenda de l'Union Africaine pour 2063" ainsi que le "Sommet spécial d'Abudja12" démontrent l'engagement politique, du haut niveau, de nos États pour faire de ces objectifs une priorité sanitaire régionale. Aussi, la 19ème "Conférence Internationale sur le Sida et les Infections Sexuellement transmissibles en Afrique" (ICASA 2017), tenue la semaine dernière en Côte d'Ivoire, traduit également la ferme volonté de l'Afrique en vue de finir avec cette épidémie à l'horizon de 2030.

Monsieur le Président,

Le Groupe africain tiens à saluer les réformes accomplies par l'ONUSIDA en si peu de temps, notamment la célérité avec laquelle le nouveau Plan d'action est en cours de se mettre en place ainsi que la nouvelle approche stratégique visant l'amélioration de la mobilisation des ressources en faveur de ce Programme commun pour la période 2018-2021.

Nous prenons note, avec satisfaction, des choix effectués pour garantir que les fonds propres de l'UBRAF atteignent directement les pays. Grâce aux fonds catalytiques de l’ONUSIDA et la mobilisation sur le terrain des organismes coparrainants, nous pouvons nous attendre à une meilleure riposte, plus intégrée, qui tient compte des priorités sanitaires nationales et de la transparence nécessaire en la matière.

A cet effet, la Région africaine estime primordial de maintenir une vigilance accrue, sous une approche ciblée, mais aussi globale, pour renforcer les acquis et continuer nos progrès pour mettre fin  à l'épidémie du Sida d'ici 2030.

 

Monsieur le Président,

A l'ère des ODD-2030, les progrès que nous venons de mentionner nous incitent à continuer notre combat sur plusieurs fronts :

§    Le premier chantier est celui lié à "la prévention" pour faire en sorte queles 1.8 millions de nouvelles infections VIH par an ne se produisent plus, y compris les cas de transmission mère-enfant. A ce titre, le Groupe africain a participé activement à la mise en place, en octobre dernier, de la "coalition mondiale pour la prévention du VIH", avec une feuille de route tracée d'ici 2020.Par ailleurs, il estime qu'il est temps de redoubler les efforts de la recherche en vue de développer un vaccin contre le VIH qui soit efficace et abordable ;

§    Le second combat devrait être orienté vers "l'amélioration de l'accès" au dépistage et au traitement avec pour perspective d'atteindre la couverture sanitaire universelle et le triple 90, y compris la prise en charge de la dimension de la résistance aux antirétroviraux. Dans le cadre du "droit à la santé", il est urgent que les 16 millions de personnes qui n’ont toujours pas accès au traitement puissent en bénéficier, et ce, sans aucune discrimination ou stigmatisation en la matière. Cependant, l'objectif de mettre fin au Sida d'ici 2030 ne pourrait pas être achevé, si nombreux pays, notamment ceux à revenus faibles ou intermédiaires, n'auraient pas un accès abordable et durable aussi bien pour les antirétroviraux actuels que pour les nouvelles molécules.

§    Le troisième volet à prendre en considération a relation avec "le renforcement de l'engagement politique de toutes les parties prenantes dans la lutte contre le VIH/SIDA". Le Groupe africain estime qu'un tel engagement est garant d'une mobilisation suffisante de ressources pour le financement intégral du budget UBRAF de l'ONUSIDA ainsi que pour le renforcement des capacités et de la résilience des systèmes de santé.

Enfin, le Groupe africain se réjouit d'apporter sa contribution au débat constructif qui animera cette session et tient à réitérer son soutien au travail de l'ONUSIDA, notamment au leadership de           M. Sidibé et le dévouement de toute son équipe dans l'accomplissement de leur noble mission. 

Je vous remercie.